Un peu d'histoire

En 1660, Sa Majesté Louis XIV, de retour de son mariage à Bordeaux avec l’Infante d’Espagne, s’arrête à Blaye, après avoir franchi l’Estuaire de la Gironde, appelé à l’époque « Petite Mer ».

Il y reçoit un accueil enthousiaste et en remerciement à ses loyaux sujets, demande au Duc de Saint Simon, Gouverneur du Roy, de bien vouloir donner dix journaux de terre sur les hauteurs de Blaye. Ceci afin d’y ériger une église où le clergé aura la charge de bien vouloir en superviser la construction et d’en assurer le service ainsi que l’entretien.

 

En 1690, la construction de l’église est achevée. Elle a été construite conformément au vœu du Roy, sur les hauteurs de Blaye, dans une paroisse qui ne possédait pas de lieu de culte : Sainte Luce. Cette paroisse de Sainte Luce, forte d’environ 800 âmes est adossée à la ville de Blaye. L’église est bâtie dans un style roman d’une sobriété austère. Pas de fioriture architecturale à présenter, ni de sculpture et aucune peinture murale. Il faut dire qu’elle dessert une paroisse de petites gens, faîte de laboureurs à bras, de charpentiers de barriques, de meuniers, de charpentiers de vaisseaux, de vignerons, de portefaix (dockers), de marins et de pêcheurs. Les bourgeois, marchands ne sont pas ici légion, ils font partie des deux paroisses de la ville de Blaye que sont Saint Sauveur et Saint Romain.

 

Le clergé de Blaye a en charge le service de l’église Sainte Luce, plus particulièrement le clergé de la paroisse de Saint Sauveur. En 1694, le vicaire et curé de Sainte Luce et de Saint sauveur se plaint à sa hiérarchie du peu de biens attachés à sa charge de Sainte Luce. Monsieur de Saint Simon donne quelques journaux de terre supplémentaires afin que soit construit un presbytère avec ses dépendances et que soient aménagés un grand jardin et un verger avec quelques vignes. C’est chose faîte en 1697.

 

L’église est vouée à Sainte Luce dont elle porte le nom (Luce de Syracuse) et Notre-Dame des Roses qui a fait pendant longtemps l’objet de pèlerinages.

 

L’église était la protectrice des marins qui naviguaient aussi bien sur l’estuaire qu’au long cours. Les murs étaient couverts d’ex-voto dont il ne reste désormais plus rien.

 

Le 12 novembre 1890 l’église Sainte Luce est désaffectée ainsi que son presbytère. Les messes pour les fêtes Chrétiennes continuent cependant à y être données, quelques mariages, baptêmes et obsèques y sont encore célébrés. En 1929, le cimetière est désaffecté à son tour et l’emplacement est transformé en place publique.

 

En 1988 l’église Saint Luce sera désacralisée.

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