
Le Blason
de
l'association Confluences
« Parti au premier d'aurore à une truelle d'Argent sur fond de pierre de taille maçonné de Sable, au Second d'Azur chargé de trois fleurs de lys d'Or posées en pal »
Devise : « Que le passé de Luce et des Roses cimente notre présent » …
Le tracé du Blason pour le compte de notre association qui fut créée en vue de la réhabilitation de notre petite Église de Sainte Luce, a dû tenir compte du passé et de la donation en 1660 de Claude de Rouvroy de Saint-Simon. Il était le fils de Louis II de Rouvroy dit "de Saint-Simon" alors gouverneur de Blaye, des châteaux de Saint Germain et de Versailles. Il avait rang de Duc et Pair, sous le titre de Duc de Saint-Simon, membre éminent de l’Ordre du Saint-Esprit.
Cela a été pour nous un hommage majeur, qu'il nous fallait rendre pour mieux nous projeter sur l'avenir. Mais aussi un immense honneur pour notre association et tous ses membres, que de faire figurer à senestre de notre blason, les trois fleurs de lys du blason du Duc de Saint Simon et de la ville de Blaye. Puis à dextre, nous avons emprunté la truelle des Maçons Bâtisseurs que nous avons placée sur un fond de pierre maçonnée, non seulement pour rappeler, que notre petite église fut en son temps, la première maison des maçons, d'où la rue des Loges au droit de l'édifice, mais aussi et surtout, pour marquer et rappeler les respects : spirituel et opératif que nous nous devons d'avoir dans, et pour cette mission de restauration et en finalité de son utilisation à venir ouverte à tous.
Explications héraldique et spirituelle de la partition et des meubles :
Le Parti : Le champ du blason n'est pas une surface unie d'une seule pièce, ni d'un seul tenant, mais se trouve partagé en deux parties égales par un trait vertical.
Dans sa signification principielle, le blason ainsi composé, indique la conjonction, la complémentarité d'éléments, la confluence de deux courants de pensées apparemment dissemblables, voire le contraire de son porteur, lequel doit pourtant en unir les forces respectives pour les transformer en une richesse originale, un couple au plein sens du terme, qui, au sein de ce blason ne fait lui aussi, « qu’une seule chair ».
C'est en cela qu'il nous faut considérer qu'une telle partition présente deux parties de champ d'égales potentialités « Profane et Spirituelle », comme les deux plateaux équilibrés d'une balance dont le fléau serait la ligne du parti lui-même. Les deux moitiés du champ « pèsent » ainsi d'un poids identique dans la composante qu'ils représentent.
La Truelle : Bienveillante envers chacun, union des cœurs, établissement d’un lien de fraternité, elle cimente une alliance universelle dans la pureté et l’harmonie que sa couleur Argent indique.
Le fond de pierre maçonné de Sable : Pour notre blason, on peut considérer ce meuble comme représentant les symboles « d’équilibre et de stabilité » que tout membre de notre association se doit de développer durant sa vie associative jusqu’à ce que sa connaissance individuelle s’étende, et s’élève aux domaines de l’Esprit. Puis, par la couleur Sable du maçonné qui elle exprime « la Vertu d’Humilité », et surtout, le renoncement à toute envie de briller aux yeux du monde.
Au second d’Azur chargé de 3 fleurs de lys posées en pal : À l’imitation du Sable, l’Azur est humble et discret. Nous n’en sommes pas surpris puisque cette couleur est la couleur du Manteau de la Vierge Marie dite Notre Dame des Roses qui, par cette vertu, enfante précisément la couleur du « Ciel »qui annonce la présence du Saint Esprit.
La fleur de lys : Ce meuble de 3 fleurs nous l’avons dit est emprunté au blason du Duc de Saint Simon et, par la même, que l’on retrouve aussi dans les attributs royaux de la monarchie française de l’époque, d’où sa présence dans le blason de la ville de Blaye.
Mais pour ce qui nous concerne, le lys est la fleur de la victoire sur la chute, fleur du royaume des cieux qui étoile le Manteau de Notre Dame des Roses, mais également de Sainte Luce, qui leur imprime son caractère virginal et trinitaire qui nous invite aussi, à respirer le parfum du paradis et d’en porter les flagrances au monde pour que celui-ci en retrouve le souvenir, le désir et la paix.
Claude GIBERT
